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Au camp des Lions de Siebu
Pierre-Luc LaForest blessé puis remercié
Revue de presse :

Mario Morissette, Le Journal de Québec, le 11 avril 2009


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Le séjour en sol japonais du receveur Pierre-Luc LaForest a pris fin de façon abrupte et décevante en début de semaine.

Cinq jours après que LaForest eut été contraint à l’inactivité à cause d’une blessure à un muscle de l’abdomen (grand oblique), les dirigeants des Lions de Seibu, une organisation de la Ligue du Pacifique, ont dit sayonara au joueur par excellence de la CanAm durant la saison 2009.
 
« Je crois m’être blessé en effectuant un geste vif pour éviter un rebond capricieux de la balle lors d’un exercice à l’avant-champ. J’ai ressenti une petite crampe à l’abdomen sur le jeu, mais rien ne me laissait croire à une blessure. Le lendemain, alors que j’étais assis, j’ai éternué et j’ai eu l’impression qu’un poignard venait de me transpercer la paroi abdominale!
 
« Quand j’ai mentionné aux dirigeants des Lions que je ne pourrais jouer lors de matchs amicaux dimanche et mardi, ils m’ont dit que c’était préférable que je retourne en Amérique pour me faire traiter. De toutes façons, le camp se terminait le 19 novembre. » LaForest croit avoir laissé une impression très favorable à cette équipe professionnelle nippone.
 
« Avant mon départ, le gérant de l’équipe m’a dit qu’il espérait me voir à son camp d’entraînement le printemps prochain. Le directeur général a également dit qu’il était satisfait de mes performances. Avant de m’accorder un contrat ou de prendre quelque décision que ce soit, il devait attendre une réunion des propriétaires. »
 
« Le refus de se commettre semble être généralisé là-bas. On ne te dit jamais oui ou non. Tu es toujours dans le doute. Puis quand tu es le seul à parler l’anglais, à l’exception d’un interprète très peu présent, c’est difficile de comprendre les messages que l’on veut te passer. »
 
Régime intensif
LaForest a vécu pendant plus de trois semaines la vie des baseballeurs japonais. Rien de comparable aux camps de vacances des professionnels nord-américains qui retrouvent la forme sous le soleil de l’Arizona ou de la Floride.
 
« Nous sautions sur le terrain vers 8 heures et je revenais rarement à l’hôtel avant 15 h 30. Un privilège accordé au seul étranger de l’équipe, sans doute, puisque les joueurs japonais terminaient rarement leur journée de travail avant 17 h 30.
 
« Je n’ai jamais frappé autant de balles durant la même journée et durant les exercices au bâton, deux lanceurs, un gaucher et un droitier se relaient pour tirer des plombs!
 
« À la fin d’un camp d’entraînement aussi exigeant, les gars n’ont pas le choix d’être en forme! Ce qui m’a toutefois étonné : sur 30 joueurs, 26 étaient des fumeurs invétérés. Ils s’allument une cigarette entre chaque exercice. »
 
Entre l’incertitude d’un retour au Japon au printemps et celle d’un camp des majeures, LaForest penche déjà vers le pays du Soleil levant.
 
« Les gens sont tellement gentils et j’estime que les bénéfices, autant monétaires qu’humains, sont supérieurs au Japon. Si on m’offre un contrat intéressant, j’y retournerai, c’est sûr. »
 
Deschênes opéré
Par ailleurs, Patrick Deschênes passera sous le bistouri la semaine prochaine. Le joueur de troisième but des Capitales de Québec est ennuyé par un kyste sur le dessus du pied droit depuis quelques mois.
 
La masse de chair a gonflé depuis la fin des séries éliminatoires et l’athlète de 31 ans peine maintenant à enfiler des chaussures.
 
« L’inconfort a augmenté depuis la fin de la saison de baseball et je dois chausser de vieilles espadrilles dans l’espoir pour éviter toute compression. L’intervention chirurgicale résoudra le problème », a expliqué Deschênes, qui se soumettra aux bons soins de l’orthopédiste François Marquis.
 
« Une période de convalescence d’environ deux semaines sera nécessaire. Je devrais ensuite être capable de reprendre l’entraînement. »
 
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault, collaborateur au site Internet de la LBÉQ.