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Revue de presse : Un hiver chaud pour les Capitales

Mario Morissette, Le Journal de Québec, 14/09/2008


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Les Capitales de Québec ont conclu, vendredi soir, l'une des saisons les plus fructueuses de leur courte histoire. Et sans doute l'une des plus frustrantes!

Le championnat de la saison régulière avec une fiche de 58-36, une stabilité inégalée avec l'emploi de moins de trente joueurs, plus de 150 000 spectateurs qui ont défilé au stade, des performances exceptionnelles des Québécois Michel Simard, Pat Deschênes et Compagnie, autant de points positifs qu'une défaite en série finale ne pourra balayer du revers de la main.
 
Sur le plan des frustrations, comment oublier le climat merdique de la Vieille Capitale, lequel a saboté près du tiers des soirées de balle au stade Municipal. Dernier match de la finale compris!
 
Pour le dixième anniversaire de la concession, le personnel administratif avait concocté un menu festif élaboré. Trop souvent la pluie s'est invitée.
 
Comme toutes les entreprises comptant sur le soleil et la chaleur pour opérer, les Capitales ont été frappés de plein fouet, en 2008.
 
Trois semaines de beau temps au mois d'août auront permis d'éviter un désastre financier dans les six chiffres. Certains parlaient même d'une perte prévue de 150 000 $, en juillet!
 
Mais le propriétaire de l'équipe Miles Wolff sera à nouveau confronté à un bottom line écrit à l'encre rouge.
 
Des investisseurs québécois devront se manifester. À 60 ans bien sonnés, Wolff a déjà englouti plus d'un million dans l'aventure des Capitales.
 
Puis, son directeur-général, copropriétaire, gérant et entraîneur des lanceurs Michel Laplante ne pourra continuer éternellement à occuper mille et une fonctions au sein de l'organisation. Ce père de famille de trois jeunes enfants, affairé également dans son entreprise de bâton B45 et l'Académie de baseball des Capitales, vieillit à vue d'oeil!
 
Décisions importantes
 
Sur le terrain, Laplante devra encore jongler avec les statuts et le plafond salarial afin de concocter l'édition 2009 des Capitales.
 
Vendredi soir, presque tous les joueurs ont manifesté le désir de poursuivre leur carrière à Québec, l'an prochain.
 
En incluant le lanceur blessé puis libéré Kevin Beavers, onze joueurs de l'édition 2008 posséderont le statut de vétéran ou de joueur d'expérence (LS4 ou LS5) la saison prochaine.
 
Puis, subtilement, le lanceur Éric Cyr a manifesté le désir de renouer avec l'équipe québécoise en assistant au dernier match de la finale.
 
Comme toujours, à moins que la CanAm n'instaure finalement le concept de joueur de concession, les équipes en aligneront un maximum de huit.
 
Plafond trop bas
 
Laplante, à l'exemple de ses homologues, devra également jongler avec un plafond salarial ridiculement bas à 93 000 $ US.
 
Au point où des équipes comme le Surf d'Atlantic City a joué la ronde demi-finale à vingt joueurs au lieu du maximum de 22.
 
Les Capitales n'avaient aucun joueur de réserve (liste de blessés) et durant les éliminatoires, quatre joueurs de position jouaient en dépit de blessures sérieuses et le partant Luis Valdez n'a jamais été remplacé.
 
Bail et synthétique
 
Les Caps amorceront bientôt les négociations pour un nouveau bail. Tant la Ville que l'équipe constatent qu'opérer le stade Municipal coûte toujours de plus en plus cher.
 
À surveiller les préposés au terrain s'esquinter pour faire pousser du gazon à l'avant-champ année après année, on se demande quand le stade Municipal sera enfin doté d'une surface synthétique.
 
Un investissement de 500 000 $, lequel serait rapidement récupéré en économies de coût de main-d'oeuvre et de matériaux.
 
Un losange synthétique permettrait la présentation de quelques spectacles musicaux durant la saison estivale.
 
En agissant comme promoteurs pour trois ou quatre shows, les Caps réussiraient enfin à passer de l'encre rouge à l'encre noire.
 
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault, secrétaire général de la LBÉQ.