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Revue de presse : Lendemain de cauchemar pour les Capitales

Olivier Bossé, Le Soleil, envoyé spécial, le dimanche 7 septembre 2008


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Atlantic City - Un cauchemar. C’est ce que les joueurs des Capitales de Québec pensaient avoir fait, hier midi, quand la pluie claquant à leur fenêtre de chambre d’hôtel les a réveillés. Mais que non. Ils venaient bel et bien de disputer un des matchs de baseball les plus abracadabrants de l’histoire.

Une rencontre de sept heures et 30 minutes où les astres étaient alignés pour permettre au Surf d’Atlantic City de prolonger cette demi-finale de la ligue Can-Am.

Une douzaine d’heures après ce rocambolesque revers de 9-8 conclu à 2h43 de la nuit, le troisième affrontement d’une série 3 de 5 qu’ils mènent maintenant 2-1, les troupiers du gérant Michel Laplante ont appris une autre mauvaise nouvelle : le quatrième volet, programmé hier soir, était reporté au lendemain, soit aujourd’hui (19h05). Les quelques minutes qui séparaient la formation québécoise d’une troisième finale en quatre ans se transforment en 48 heures d’attente, au minimum.

«Si on suit les règlements de la ligue Can-Am, tu avais raison!» a soutenu Laplante, pour consoler le journaliste du Soleil qui pâtissait d’avoir prématurément expédié l’équipe en finale, hier matin, dans nos pages. Le match de la veille avait été interrompu en fin de huitième manche à cause des fortes averses qui s’abattaient sur la ville du jeu, en pleine trajectoire de l’ouragan Hanna. Le tableau affichait 8-7 en faveur des visiteurs et le radar météo faisait de gros yeux. Tout le monde a donc conclu que, comme la cinquième manche était complétée, le match devenait officiel et se terminait ainsi.

Règlement caduc
Tout le monde? Non. Les responsables de la ligue ont révoqué leur règle du couvre-feu, afin de se donner tout le temps voulu pour reprendre l’action. Ce qui fut fait 3 h 18 min plus tard, à 2h du matin! Malgré toute l’eau accumulée aux abords de la clôture du champ extérieur, surtout dans la droite où l’on trouvait un lac plus profond qu’une balle. «C’est juste pour les deux équipes. Au pire, la balle va flotter», a motivé le superviseur des arbitres de la Can-Am, Kevin Winn, présent sur place, quand Laplante a souligné l’incongruité de l’affaire. Durant le déluge, le responsable de l’entretien du terrain avait même avoué être «incapable de remettre ce terrain en état de jouer, même s’il arrête de pleuvoir maintenant». Avis vraisemblablement ignoré.

À la reprise, une violente charge d’Anthony Granato au marbre sur le receveur des Capitales, Greg Stevens, malgré le retrait forcé, puis un autre arrêt causé par l’éclairage défectueux et, finalement, deux mauvais lancers du nouveau venu David Wasylak ont eu raison de Québec, pourtant en avance 8-0 après cinq manches et demie, soit cinq heures plus tôt!

«Maintenant, on a le choix d’être en maudit et, si on ne performe pas, on va rester amers durant huit mois», a résumé Laplante, toujours abasourdi plus de 12 heures après les événements. «Alors que si on gagne demain (aujourd’hui), l’amertume aura duré à peine 24 heures.» En principe, Orlando Trias, pour Québec, et Charlie Ruud, pour Atlantic City, s’affrontent sur la butte.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault, secrétaire général de la LBÉQ.